Tuesday, August 25, 2015

Sacrifice humain chez les Aztèques

Le sacrifice humain était, dans la civilisation aztèque, comme dans la plupart des civilisations précolombiennes de Mésoamérique, un rite extrêmement courant et essentiel[1] comme l'attestent plusieurs documents indigènes et espagnols ainsi que de nombreuses découvertes archéologiques. Les méthodes de sacrifice et les types de victimes sacrifiées étaient très variés. Les plus documentés sont l'autosacrifice par extraction de sang et le sacrifice par cardiectomie (ablation du cœur) d'esclaves et de prisonniers de guerre, dans un lieu sacré qui était le plus souvent un temple au sommet d'une pyramide[GT 1].
Au cours de la colonisation des Amériques, les Espagnols ont fréquemment justifié moralement leur conquête des territoires indigènes et l'évangélisation des peuples qui y vivaient par la nécessité d'abolir cette pratique religieuse jugée diabolique[1]

Le Codex Borbonicus illustre les différentes cérémonies sacrificielles associées aux treizaines du calendrier aztèque rituel (le « tonalpohualli »)[GT 2].
Les codex du groupe Borgia, bien qu'il ne semble pas qu'ils aient été produits à Mexico-Tenochtitlan mais entre Puebla et Tlaxcala, comportent également de nombreuses scènes de sacrifice humain représentatives de ces rites chez des populations de culture très similaire à celle des Mexicas[GT 2].
Les codex mixtèques et mayas, bien qu'ils ne décrivent pas les cérémonies des peuples de l'Empire aztèque, reflètent le mode de pensée mésoaméricain et sont donc, à ce titre, une source d'information complémentaire sur le sens des rites sacrificiels dans l'ensemble de cette aire culturelle[GT 2].

La minimisation de la violence des sacrifices humains chez les Aztèques a commencé dès Bartolomé de Las Casas[G 1], qui non seulement les a présentés de manière positive comme l'expression d'une grande piété, mais a affirmé que leur nombre était inférieur à cinquante par an, en arguant que dans le cas contraire le nombre d'habitants n'aurait pas pu être aussi élevé dans l'empire aztèque[G 2].
Eulalia Gúzman, en 1958, a nié l'existence-même de ces sacrifices[G 3]. Cette théorie a été reprise et développée dans une thèse de Peter Hassler en 1992, qui prétendait démontrer qu'il s'agissait d'une invention des Espagnols pour justifier leur conquête[G 4].
Laurette Séjourné, en 1971, considérait que le principal but des sacrifices humains, dans les sociétés amérindiennes, était de supprimer l'agressivité et l'égoïsme[G 5].
Les spécialistes contemporains comme Michel Graulich critiquent ces points de vue pour leur manque d'objectivité, et les considèrent comme de simples réactions émotionnelles à un sujet inquiétant et dérangeant[G 1].

Origines

Selon les croyances aztèques, c'est Tezcatlipoca, dieu de la nuit et de la mort, qui aurait donné aux Aztèques la coutume des sacrifices humains[3]. Il aurait chassé de Tula le dieu Quetzalcoatl, qui s'opposait au sacrifice des humains[4].
On a donc longtemps attribué aux Aztèques l'implantation des sacrifices humains en Mésoamérique.
Cependant, il est avéré que cette pratique remonte au moins aux Olmèques, la première civilisation mésoaméricaine documentée.

Fonction des sacrifices

Les deux premiers cercles du monolithe appelé Pierre du Soleil évoquent la légende des soleils, selon laquelle le monde aurait déjà été détruit à quatre reprises et selon laquelle cinq Aztèques auraient dû sacrifier 400 de leurs frères pour que la Terre et le Soleil puissent s'en alimenter et éviter ainsi une cinquième destruction.
La principale fonction des sacrifices humains aztèques avancée par une majorité des sources était d'ordre religieux car les Aztèques croyaient qu'ils alimentaient les dieux et maintenaient ainsi l'équilibre du cosmos[G 6]. Il existe en effet plusieurs mythes montrant cette fonction des sacrifices.
Toutefois, selon Michel Graulich, cette explication néglige d'autres fonctions[G 7].

Fonction religieuse

Article détaillé : Religion aztèque.

Dans la mythologie aztèque

Les mythes cosmogoniques aztèques sont imprégnés de références aux sacrifices humains comme un élément nécessaire au fonctionnement et à l'équilibre du cosmos[5]. On en retrouve par exemple dans le mythe de la création du monde, dans lequel la déesse-terre Tlaltecuhtli réclame des cœurs humains et refuse de donner ses fruits avant d'être arrosée de sang[1] ; de même, dans le mythe de la création du Soleil et de la Lune, le sacrifice des dieux Nanahuatzin et Tecciztecatl leur permet de renaître sous la forme de ces astres puis le sacrifice des autres dieux est également nécessaire pour que le Soleil commence à se déplacer dans le ciel[6]. Dans le mythe nahua de la Légende des soleils, la déesse-Terre donne le jour aux 400 Mimixcoas et à 5 Mecitin (c'est-à-dire des Mexicas) ; comme les Mimixcoas se laissent aller à la luxure et à la boisson et ne ramènent donc rien de la chasse, les cinq Mecitin sont chargés de tuer les 400 Mimixcoas pour que la Terre et le Soleil puissent s'en alimenter[7].
Ce rôle régulateur est également lié à la légende des soleils, selon laquelle les dieux avaient successivement créé plusieurs mondes ou « soleils » qui furent chaque fois anéantis avec leurs habitants ; les sacrifices humains devaient apaiser les dieux afin qu'ils ne détruisent pas encore le monde actuel. Les Aztèques pensaient aussi que les sacrifices permettaient au Soleil de continuer sa course dans le ciel. Les sacrifices donnés en l'honneur du dieu Tlaloc devaient éviter la sécheresse et les inondations[8].

Expiation

K. Th. Preuss, en 1902, a appliqué aux sacrifices humains aztèques la théorie d'Orozoco y Berra selon laquelle le sacrifice est avant tout l'expiation d'une faute, en s'appuyant sur des extraits de l'œuvre de Sahagún[G 8]. Cette théorie a cependant été critiquée par Eduard Seler, qui lui opposa que les mythes aztèques montrent que la fonction principale des sacrifices était de sustenter les dieux[G 9].

Libération du tonalli

Dans la pensée aztèque, le sacrifice humain permet en effet de libérer une énergie appelée « tonalli », liée en particulier à la tête, au sang (que les Aztèques désignaient par la métaphore « chalchiuatl », « eau précieuse ») et au cœur.

Fonctions politiques

Contrôle de l'empire par la terreur

Les sacrifices avaient en outre une fonction politique d'élimination des opposants et de maintien de l'ordre par la terreur[8]. En effet, l'Empire aztèque étant perpétuellement agité par les révoltes des cités tributaires, la répression de celles-ci donnait lieu également au sacrifice d'une partie de la population révoltée. Les grandes cérémonies exceptionnelles, où un très grand nombre de victimes étaient sacrifiées, servaient également à impressionner et terroriser les populations sous domination aztèque, qui étaient invitées, avec leurs dirigeants, à assister au sacrifice de milliers de prisonniers et d'esclaves.

Légitimation de l'expansionnisme militaire

Arthur Demarest a avancé la théorie, reprise dans de nombreuses sources, que la religion aztèque non seulement légitimait l'expansionnisme militaire, mais également que les sacrifices humains liés aux guerres de conquête seraient devenus un des principaux moteurs de l'expansion de l'Empire aztèque[G 10].
Michel Graulich a objecté que seule la guerre fleurie avait pour but la capture de victimes à sacrifier et qu'elle n'était pas destinée à conquérir de nouveaux territoires puisqu'elle n'était organisée que contre les cités de la vallée de Puebla[G 10]. Les autres guerres étaient toujours motivées par d'autres motifs ordinaires, comme la suspension des échanges commerciaux[G 10].

Técpatl

En la cultura Azteca, Técpatl era un cuchillo de pedernal hecho de obsidiana o sílex, de figura lanceolada, con hoja de doble filo, con extremos alargados, terminando ambos en punta redondeada o bien uno en punta y el otro achatado. Puede estar representado con la mitad superior de color rojo, que recuerda el color de la sangre, en representaciones de sacrificios humanos y el resto de color blanco, indicando que es el sílex de la navaja misma.[1]
El Técpatl era tradicionalmente un cuchillo para sacrificios humanos utilizado por los aztecas, pero también, era el arma de corto alcance de los guerreros jaguar, a pesar de que sólo pudo haber tenido un uso limitado contra sus enemigos en el campo de batalla.[2] Los bordes afilados del técpatl, lo convirtieron en un arma eficaz.[1]
Representaciones de técpatl en la Piedra del Sol
.

Calendáricamente

  • El técpatl, era uno de los cuatro símbolos portadores de los años. Junto con ácatl ,"caña"; calli, "casa" y tochtli, "conejo".
  • De igual manera, era el nombre del décimo octavo día, de uno de los 20 días del del calendario solar.[3]
Xipe Tótec, portando un técpatl ensangrentado en la mano derecha (Códice Borgia).

Origen mítico de Técpatl

Técpatl, es uno de los símbolos más complejos de la iconografía y cosmovisión mexica. Este cuchillo expresa múltiples significados que lo hacen portador de una compleja visión del mundo en la que encontramos íntimamente asociadas las nociones de origen y sacrificio humano.
El Técpatl (Pedernal) nace en la altura de los cielos con forma de cuchillo, y fue arrojado por su hermano, y tiene como destino, descender del cielo a la tierra. Cae en Chicomóztoc (El Lugar de las Siete Cuevas) matriz primordial de los pueblos, fragmentándose en mil seiscientos pedazos, y de él salen mil y seiscientos dioses, que son los primeros dioses aquí en la tierra. Estos dioses que salen de las Siete Cuevas son los Centzon Mimixcoa (cuatrocientas serpientes de nubes). Esto lo confirma otra versión del mito donde el Pedernal funciona como marcador temporal del acontecimiento, apareciendo como fecha caléndarica, como portador del año en que nacen los Centzon Mimixcoa: “En el año 1 Técpatl nacieron los Centzon Mimixcoa, Iztac Chalchiuhtlicue (la de la blanca falda de jades) engendró a los cuatrocientos mixcohua. Luego entraron en la cueva; y cuando entraron en la cueva, otra vez parió la madre de ellos. Nacieron también cinco Mimixcoa“.[4]
En la versión de la Leyenda de los Soles, Técpatl se transforma en marcador temporal del nacimiento de los Centzon Mimixcoa, y el nombre de la diosa madre cambia a Iztac Chalchiuhtlicue (la de la blanca falda de jades).
Según Sahagún y Durán nos presentan a su vez la homología entre este mito y el ritual. "Entre los atavíos que llevaba la mujer que representaba a Cihuacoatl en las fiestas, traían también una cuna a cuestas, como quien trae a su hijo en ella, y poníase en el tíanquez entre las otras mujeres, y desapareciendo dejaba allí la cuna. Cuando las otras mujeres miraban lo que estaba en ella, y hallaban un pedernal como hierro de lanzón, con que ellos mataban a los que sacrificaban". Por su parte, Durán relata refiriéndose a los sacerdotes: “buscaban una cuna de niño y echaban en ella un cuchillo de pedernal con que sacrificaban al cual llamaban el hijo de Cihuacoatl
En la versión donde del Técpatl nacen los cuatrocientos Centzon Mimixcoa, el nombre de la madre es Citlalinicue. En la versión en que Técpatl es marcador temporal del nacimiento, la madre es Iztac Chalchiuhtlicue, y en los ritos, la madre de Técpatl es Cihuacoatl. Son tres advocaciones distintas de la madre primordial: la de la falda de estrellas, la de la blanca falda de jades, la mujer serpiente, que a la vez es una deidad guerrera, madre de Técpatl, del que nacieron los cuatrocientos mimixcoa, los primeros dioses en la tierra, en Chicomoztoc, la matriz de los pueblos.[4]

Técpatl en la mitología azteca

En la mitología azteca, se le dibujaba algunas veces, como una simple hoja de pedernal, con punta y ciertas muescas en el filo, en el Códice Borgia, aparece de color rojo.[5]
Técpatl era asociado con el Norte cardinal (Mictlampa),[6] el lugar obscuro de la eterna quietud y descanso de los muertos.
En la antigua Anáhuac, Técpatl era considerado como símbolo de Xiuhtecuhtli Tletl (fuego protector de la hierba o fuego protector del año), por ser el más antiguo procedimiento de sacar chispas, haciendo chocar dos pedernales. Así mismo, técpatl se relaciona con Ehecatl, ya que en los Códices, se representan los grandes vientos con la imagen de técpatl, para significar que el aire corta como navaja, por esto mismo se representa a xopantla (la primavera), la época de los grandes vientos. Según Diego Durán, los antiguos anahuacas tenían a técpatl como el más malo signo de todos, ya que, los los hombres y mujeres nacidos bajo este signo, eran en todo dichosos, pero, propensos a la esterilidad, por lo que nunca tendrían hijos; lo cual era motivo de gran tristeza.[7]
Técpatl (Mes 18 del Calendario Azteca) (Imagen basada en el Códice Magliabecchiano)

Técpatl como símbolo calendarico

Era símbolo lunar y por consiguiente, regia los acontecimientos agrícolas. Sus dioses patrones eran: Chalchiuhtotolin y Tezcatlipoca.
En la trecena Ce Técpatl (Uno Pedernal), los dioses patrones eran Tonatiuh y Mictlantecuhtli. En el día Ce Técpatl (Uno Pedernal), se dice es el número calendarico de Huitzilopochtli, dios patrón de Tenochtitlan.[8]
Año 1 técpatl (1064): el pueblo azteca abandonaba su lugar de origen, Aztlán, para emprender un largo y difícil viaje por las áridas tierras septentrionales de lo que hoy se conoce como la Ciudad de México.[9]

Técpatl como instrumento para el sacrificio humano

El técpatl o cuchillo de sacrificios, era un elemento importante en los rituales aztecas. Con el técpatl, los sacerdotes abrían el pecho de las víctimas de sacrificios humanos para extraer el corazón que habría de alimentar a los dioses, con la esperanza de que dicho presente trajera bendiciones para la humanidad.[10] El procedimiento sacrificial más generalizado entre los aztecas, era el que se realizaba por extracción del corazón (cardiectomía).[9]
Existen diferentes tipos de cuchillos, algunos de ellos hacen alusión al sacrificio humano, al ser tallados en forma de silueta de un cráneo, donde la nariz también servía como arma.[11]
En los pocos técpatls que han sobrevivido, hay algunas representaciones de deidades en sus mangos. Un famoso ejemplo prehispánico es la imagen labrada de una figura que usa un ornamento circular en las orejas y un gran lazo de plumas, lo cual asocia a esta figura con Tonatiuh, el dios del sol. Los brazos de Tonatiuh parecen estar sosteniendo la hoja del cuchillo. Este cuchillo en particular, acentúa la importancia de los sacrificios humanos para alimentar a los dioses, en especial al dios del sol, quien ilumina la tierra y sustenta la vida.[10]
El técpatl, se encuentra representado de perfil en códices y siempre relacionado con el sacrificio humano.[3]
Sacrificio humano por extracción del corazón por medio de un técpatl (Imagen basada en el Códice Magliabechiano)
.

Técpatl en la Piedra del Sol

Al cuchillo de pedernal, lo encontramos representado en los siguientes puntos de la Piedra del Sol:
1. La lengua del rostro central.
2. La fecha Ce Técpatl, esculpida junto al rayo solar central, entre el cuadrete de Nahui Ocelotl. Aquí el Pedernal porta un glifo de Tezcatlipoca.
3. El glifo técpatl dentro del círculo de los veinte días.
4. Las lenguas que sacan los rostros antropomorfos de perfil que emergen de las fauces de las dos xiuhcoatl en el anillo externo del monumento.
5. En el canto de la piedra, alternándose con glifos de estrella, y también lo encontramos en cada uno de estas estrellas representando los rayos de éstas.
6. La xihuitzolli, diadema real, que aparece en el costado del rayo solar central y el cuadrete del Nahui Ehecatl. El centro de la diadema tiene una forma muy parecida a la del cuchillo podemos ver en las otras representaciones del monumento.[4]
Cuchillo de sacrificio Azteca en Sílex, expuesto en el Museo del Templo Mayor, en la Ciudad de México.

Técpatl y Nahui Ollin

En la versión de fray Jerónimo de Mendieta sobre el origen de Técpatl: Los Centzon Mimixcoa sean los primeros hombres-dioses, estos dioses serán los que crearán a la humanidad y posteriormente se sacrificarán en Teotihuacan, unos lanzándose al fuego, los demás abriéndose el pecho con un cuchillo de pedernal, esto con el objetivo de que el nuevo Sol tuviera movimiento y vida.[4]
Este relato tiene relación con dos de los principales elementos iconográficos de la Piedra del Sol: uno es el Cuchillo de Pedernal (Técpatl), y el otro es el glifo Cuatro Movimiento (Nahui Ollin).[4]

Técpatl y Mixcoatl-Tezcatlipoca

En la versión de la Leyenda de los Soles además de los cuatrocientos, nacen otros cinco mimixcoa. El Sol manda a los cinco mimixcoa a destruir a sus hermanos mayores, pues éstos no dedican nada de lo que cazan ni al Sol, ni al señor de la Tierra. Entre estos cinco está Mixcóatl, que después de destruir a los cuatrocientos mimixcoa se le da por dios al pedernal blanco que brota del cuerpo de Itzpapalotl: “la quemaron (a Itzpapalotl), y estalló varias veces. Primero brotó el pedernal azul celeste; la segunda vez brotó el pedernal blanco. Tomaron el blanco y lo envolvieron en una manta. La tercera vez brotó el pedernal amarillo; tampoco lo tomaron, solamente lo vieron. La cuarta vez brotó el pedernal rojo; tampoco lo tomaron. La quinta vez brotó el pedernal negro; tampoco lo tomaron. Mixcóatl adoró por dios al pedernal blanco, al cual envolvieron; lo cargó a cuestas y se fue a combatir en el lugar nombrado Comallan: va cargando su dios de pedernal, Itzpapalotl”.[4]
En los códices mexicanos, se relata el mito donde Tezcatlipoca cambia su nombre por el de Mixcoatl en el segundo año después del diluvio y crea el fuego a partir de los pedernales. Lo cual explicaría la razón por la cual, en la Piedra del Sol, se encuentra a Técpatl portando el glifo de Tezcatlipoca. El Técpatl, vinculado con el origen del fuego, también se lo identifica como símbolo de la luz del sol y de las estrellas.[4]
Técpatl representado en la luna (Códice Borgia, página 18).

Técpatl asociado a la luna

En los Códices, generalmente la luna es representada sobre un marco de noche oscura, como una especie de vasija cortada en forma transversal y normalmente llena de un líquido. La vasija parece estar formada por un hueso torcido, y en su interior casi siempre se encuentra la figura de un conejo, de un técpatl o en ocasiones de un pequeño caracol. A veces, la luna es representada en la misma forma que el sol, con rayos, pero con colores distintos y con un caracol o un técpatl en el centro.[12]
En el Códice Borgia, se plasma al cuchillo de pedernal en el interior del glifo lunar, sustituyendo al conejo. Esta sustitución, alude sin duda alguna, a la relación entre la Luna y la muerte. En la Leyenda de los Soles, el nombre del dios que será la Luna es Nahui Técpatl (Cuatro-Cuchillo de pedernal).

Antropomorfización de Técpatl

En otras representaciones más elaboradas, además de la forma básica, técpatl puede aparecer en forma antropomorfizada, con rasgos humanos en un rostro descarnado. Con dos a siete dientes y un ojo en la región central, el cual posee una pupila al centro; este ojo es similar al que aparece en la imagen de miquiztli (muerte).[7] Los ojos están elaborados de pequeños círculos de sílex, al igual que los dientes y las pupilas de obsidiana o hematita. Sobre los ojos, puede presentar una ceja manufacturada por pequeños mosaicos de turquesa.[3] Algunas veces, puede presentar un elaborado mango hecho de madera o piedra con incrustaciones de turquesa y concha.

Deidificación de Técpatl

El técpatl o cuchillo de sacrificio, era considerado la deificación del instrumento de sacrificio humano.[3]
Otras veces, al pedernal se le representaba deidificado como un rostro de perfil, con rasgos humanos simulados por medio de dientes o fauces erizadas de colmillos y un ojo.[13]
Un cuchillo encontrado en el Templo Mayor de Tenochtitlan, muestra un rostro de perfil que presumiblemente representaría al portador de año técpatl (una deidad menor). Sus dientes y ojos han sido acentuados con incrustaciones de pedernal blanco y de obsidiana. Como se trata de un cuchillo sagrado de sacrificios, está simbólicamente relacionado con Mictlan, la parte inferior del universo donde viven los seres descarnados. Mictlan estaba asociado con el color negro y con el técpatl (cuchillo de sacrificios). Este cuchillo está asociado con el dios negro Tezcatlipoca, quien encarna a un cuchillo de obsidiana que representa al viento negro. Como cuchillo de sacrificios, también está asociado con el Norte (la dirección de la muerte) y con el dios desollado Xipe Tótec.[10]
Mictlantecuhtli con pedernales representando nariz y lengua (Códice Borgia, página 18).

Técpatl representado como lengua y/o nariz

El cuchillo insertado en la cavidad nasal simboliza "cortar el aire", que es un elemento vital, como simbolización de la muerte.[14] La lengua en forma de cuchillo de obsidiana (técpatl), expuesta hacia a fuera, indica la necesidad de ser alimentada con la sustancia mágica, que era la sangre y el corazón humanos.[15]
En excavaciones del Templo Mayor, se encontraron 33 máscaras-cráneo que representaban a Mictlantecuhtli (dios de la muerte); se trata de la porción rostral de cráneos humanos, adornadas con concha y pirita para figurar los ojos, y con cuchillos de sacrificio para simular nariz y lengua.[16]
En el Códice Borbónico se encuentra a Xolotl con lengua de pedernal y portando otro cuchillo con su mano derecha. Tlaltecuhtli (señor de la Tierra), se lo encuentra en varias esculturas y códices, con un técpatl representando la lengua de la deidad. En la Piedra del Sol, la lengua del rostro central de Tonatiuh es un técpatl. En el Códice Borgia, Mictlantecuhtli (señor del inframundo) aparece como un activo sacrificador armado de un hacha o un técpal, presto a extraer el corazón de sus victimas, su nariz y lengua acusan la forma de filosos cuchillos.[1]

Técpatl en la cosmovisión mexica

Técpatl se encuentra en el medio de la cosmovisión mexica, ya que, en la Piedra del Sol se encuentra en el centro, era la vía ritual para sacar a la luz el corazón del sacrificado, y por ende, era un mediador entre la vida y la muerte, entre el ámbito divino y el humano, entre los cielos, la tierra y el inframundo. Guarda en si mismo el potencial transformador del fuego, es una expresión de la luz celeste de las estrellas aquí en la tierra.[4]

Mictlantecuhtli

Mictlantecuhtli, représenté à gauche avec la bouche grande ouverte pour avaler ceux qui ne sont pas morts en héros. À son opposé, se trouve Quetzalcoatl le dieu créateur de l'humanité, à droite. Chez les Aztèques, les dieux de la vie et de la mort sont des jumeaux indissociables (Codex Borgia p.56)


Dans la mythologie aztèque, Mictlantecuhtli est le dieu de la mort. Son nom signifie "seigneur du Mictlan", le domaine de la mort, le lieu le plus bas de l'inframonde. Selon un des mythes de la création du monde, c'est là que Tezcatlipoca et Quetzalcoatl l'ont enfermé en mettant en ordre les éléments. Comme principal dieu de la mort, le culte de Mictlantecuhtli était particulièrement important et impliquait des sacrifices humains et des actes de cannibalisme.

Mictlantecuhtli est aussi appelé « Tzontemoc »[1] (du nahuatl «tzontli» (cheveux) et de «temoc» (descendre)). Dans le commentaire du Codex Vaticanus A, l'expression est traduite par « celui qui descend du ciel avec la tête en bas ». Cette appellation serait liée au fait que Mictlantecuhli faisait partie des divinités expulsées de Tamoanchan et se serait enfoncé dans la terre la tête la première.

Sa représentation typique est un squelette couvert de taches jaunes et rouges représentant des restes de chair. Bien que sa tête soit un crâne, il a une langue, des dents, des gencives et des yeux. Sa gueule est toujours béante, prête à avaler les étoiles qui se couchent pendant la journée, et les hommes qui viennent à mourir. Il a également des oreilles, ornées de pendants en restes humains (des mains ou des os). Il est souvent dépeint avec un grand plumail et des sandales, signes de son rang de seigneur des enfers.

Dans le calendrier divinatoire aztèque (tonalpohualli en nahuatl), Mictlantecuhtli préside au jour «chien», à la partie nocturne du cinquième jour et à la partie diurne du sixième jour, pour laquelle il est associé à la chouette. Il préside en outre à la dixième treizaine avec Tonatiuh.

Mictlantecuhtli est un des protagonistes du mythe de la création des hommes, tel que rapporté de façon fort détaillée dans «La Leyenda de los Soles» qui fait partie du Codex Chimalpopoca. Les dieux s'étant concertés, ils décidèrent d'envoyer Quetzalcoatl au Mictlan récupérer les os des humains des créations précédentes. Quetzalcoatl se présenta devant Mictlantecuhtli et lui demanda les «os précieux» pour «faire avec eux ceux qui habiteront sur la terre»[3]. Mictlantecuhtli acquiesça à condition que Quetzalcoatl se soumette à une épreuve: il devait souffler dans une conque sans trous. Quetzalcoatl fit appel à des vers qui percèrent des trous dans la conque et à des abeilles qui la firent sonner. Mictlantecuhtli dit à Quetzalcoatl de prendre les os puis se ravisa. Quetzalcoatl s'étant enfui, Mictlantecuhtli ordonna à ses serviteurs d'aller creuser un trou dans lequel Quetzalcoatl tomba. Les os se brisèrent, mais Quetzalcoatl les ramassa et les ramena à Tamoanchan, où ils furent moulus. Quetzalcoatl fit ensuite couler sur eux le sang de son sexe. Les autres dieux présents firent de même et de cette «pénitence» naquirent «les serviteurs des dieux»[4], c'est-à-dire l'humanité actuelle.
Le même mythe est raconté de manière plus succincte dans l' «Histoyre du Mechique» d'André Thévet. Dans cette version, Mictlantecuhtli ne donne à Quetzalcoatl qu'un «os de la largeur d'une aune» qui était «la chose à laquelle il tenait plus qu'à tout»[5]. Il le regrette aussitôt et poursuit Quetzalcoatl. Au cours de la poursuite, l'os se brise, ce qui explique selon le manuscrit que les hommes actuels soient plus petits que les géants de la première création.


Ce Ácatl Topiltzin Quetzalcóatl

Cē Ācatl Tōpīltzin (en náhuatl 'Uno Caña Nuestro Venerable Señor')

hacia los trece años fue estudiante en la ciudad de Xōchicalco. En el 925 lo eligieron rey en Tula.[Nota 2] Poco después fue "tentado" por el dios Tezcatlipōca, motivo por el cual le expulsaron del reino. Peregrinó por Ānahuac. Hacia el 981 fue recibido por el rey maya Ulil en las ciudades de Chichén Itzá y Uxmal. Regresó al Altiplano de México y radicó en la ciudad de Cholula, donde se dedicó al trabajo pedagógico. En 947 se dirigió a la ciudad de Hueitlapala o Huehuetlapallan, cercana a la actual Coatzacoalcos, donde se embarco en una "balsa de serpientes" y allí se autoincineró.[4]
Debido a la nobleza de su vida y enseñanzas, sus descendientes le nombraron Nacxitl Quetzalcōātl, 'cuarto paso de la serpiente emplumada' o Mocōnetzín 'el hijo del maguey'. Tōlpīltzin definió el canon del saber tōltēca, recogido en diversos documentos, principalmente en el libro oral Huēhuehtlahtōlli, 'antiguas palabras', conservado a través de las transcripciones de Olmos y Bernardino de Sahagún.
La enseñanza de Tōlpīltzin se recoge en el siguiente verso del Códice Matritense: «Dios es uno, Quetzalcóātl es Su nombre. Nada pide, sólo serpientes y mariposas le ofreceréis».

Otra interpretación

Según la leyenda éste fue el rey sacerdote de la ciudad de Tollan en el siglo X de nuestra era. Tollan-Xicocotitlan (Tula) era la capital de la cultura tōltēca. Él era el principal sacerdote del dios Quetzalcóātl, y tomó de los dioses las artes y ciencias para darlas a los hombres. Sustituyó el sacrificio humano por el de aves, mariposas y otros insectos. Después de verse en un espejo que le mostró Tezcatlipōca, consideró que su rostro era horrible, por lo que se dejó crecer la barba y posteriormente comezó a usar una máscara.
Cē Ácatl Tōlpīltzin es considerado como representación de dicha divinidad en la tierra, por lo que lleva una vida ejemplar y casta. Si embargo, no todos los habitantes de Tollan-Xicocotitlan lo ven con buenos ojos y comienza a tener enfrentamientos con los adoradores de Tezcatlipōca, y son ellos, por medio de engaños, quienes hacen que se embriague y falte a su celibato. Debido a su terrible falta, Cē Ácatl Tōlpīltzin Quetzalcóātl debe abdicar y partir exiliado, junto con sus seguidores, a la Península de Yucatán y a los países de Mesoamérica, no sin antes haber prometido su regreso.

Legado de Cē Ácatl Tōlpīltzin

Cē Ácatl Tōlpīltzin Quetzalcóātl, según cuenta la leyenda, no muere en el exilio, sino que se embarca de nuevo en las costas del Golfo y desaparece en las aguas, convirtiéndose en "la estrella de la mañana", Venus. Ce Acatl prometió regresar en cierta fecha del Xiuhpohualli que coincidió con la llegada de los españoles en el año de 1518, lo cual atemorizó a los mexicas, que se consideraban herederos de la cultura tolteca, a pesar de haber alterado sus enseñanzas. De acuerdo al libro de Jorge Larde y Larin, El Salvador: descubrimiento, conquista y colonización, "En los albores de 1520 el capitán Hernán Cortés permanecía aparentemente victorioso en Tenochtitlan, pues ocupaba en paz y sosiego la capital de los tenochcas, mexicas o aztecas y retenía prisionero a Moctezuma Xocoyotzin, el huey tlatoani o emperador de aquella nación. A su real o campamento militar llegaron unos nobles emisarios enviados por los señores de Huehuetlapallan o Antigua Tlapallan, un misterioso país oriental ubicado en la región del lago sagrado de Güija, de donde, según todas las tradiciones, leyendas y pinturas antiguas, dimanaron las altas culturas precolombinas de América invocadoras de Quetzalcōātl, el Lucero de la Aurora".
Cē Ácatl Tōlpīltzin Quetzalcóātl a aparece en muchas de las culturas, leyendas y tradiciones en los países mesoaméricanos, reconociéndolo como aquel que edificó, reconstruyó y glorificó muchas ciudades o centros ceremoniales de Mesoamérica durante su exilio.

Cem Ānáhuac


De Wikipedia, la enciclopedia libre

Cem Ānáhuac (pronunciado originalmente [sem.aːˈna.wak]) es el nombre dado por la civilización mexica, a la extensión territorial conocida antes de la invasión y conquista de México a manos de Hernán Cortés y la llegada de los europeos a América. Semánticamente, corresponde a dicho continente, sin embargo, técnica e históricamente sólo se lo hace corresponder al territorio conocido por el pueblo mexica hasta ese momento.

Se trata de un nombre náhuatl derivado de las palabras "cem" (totalmente) y "Ānáhuac", que a su vez deriva de las palabras "atl" (agua) y "nahuac" (locativo que significa "circunvalado o rodeado"). Literalmente puede traducirse como "tierra completamente rodeada por agua", o más formalmente: "[la] totalidad [de lo que está] junto a las aguas".
Esta expresión hace referencia a la conciencia continental que ya tenían los Mexicas frente al territorio americano, el cual es rodeado por dos masas de agua importantes u océanos: el Atlántico y el Pacífico.

Derivado de Cem Ānáhuac, los antiguos pobladores de la Cuenca de México utilizaban el gentilicio ānahuacah para referirse a los habitantes del mismo. Para distinguir a las distintas naciones que habitaban en dicho lugar: daban distintas denominaciones tales como: 'ānahuacah maya', 'ānahuacah zapotecah', 'anahuacah mexicah' y así sucesivamente[1]

Cihuatlampa


Cihuatlampa (en náhuatl: cihuatlampa, ‘desde el lugar de las mujeres’cihuatl, mujer; titlan, lugar; pam, desde’)? en la mitología mexica es el poniente, el punto cardinal del Este, ya que se creía que las mujeres que morían durante el parto, iban al cielo al lugar donde se pone el sol. Por lo que al dios del viento del Este o poniente le llamaban Cihuatlampa-Ehécatl o Cihuatecayotl, "viento de donde habitan las mujeres", según Sahagún, no es furioso, pero es frío, hace temblar y tiritar, y con él bien se navega.[2]
Entre otros seres que habitaban ese lugar, eran los Tomamacpalitotique, de los cuales eran hechiceros, ladrones que también procuraban robarse el cadáver para cortarle el brazo izquierdo con la mano, porque para hacer sus encantamientos decía "que tenía virtud el brazo y la mano para quitar el ánimo de los que estaban en la casa donde iban a hurtar, pues de tal manera los desmayaban, que ni podían menearse, ni hablar, aunque veían lo que pasaba". Aun cuando la muerte de estas mujeres entristecía y hacía derramar llanto a las parteras, sin embargo, los padres y parientes de ellas se alegraban, porque decía que no iban al infierno del Mictlán, sino a la casa del Sol, y que éste, por ser valiente, las había llevado para sí; y por eso también se les llamaban Mocihuaquetzque "mujeres valientes que se levantan".

Mictlampa



Mictlampa (en náhuatl: mictlampa, ‘desde el lugar de los muertos’micqui, muerto; titlan, lugar; pam, desde’)? en la mitología mexica es el Norte, el lugar obscuro de la eterna quietud y descanso, desde el Mictlampa nos asisten nuestros ancestros que forjaron nuestra Cultura, de los cuales dan su consejo para lograr trascender en esta vida de la cual somos sujetos.[2]
Ubicado al punto cardinal del Norte, era el rumbo que se encontraba al último vado del inframundo, después de que los viajeros muertos eran devorados por la lagartija Xochitónal, sus almas emergen para tener una vida plena y eterna, haciendo las cosas que hacían en la vida terrena, este paisaje era un lugar poco desolador, pero se compensaba por la eternidad, aunque Mictlantecuhtli y Mictlancíhuatl reinaban este sitio, era Tezcatlipoca el que tenía la última palabra acerca de lo que pasaba o no en este lugar.